Responsabilité et leadership : l’art de gouverner ou l’échec de diriger ?
Il est des moments dans l’histoire des nations où l’urgence commande une démonstration éclatante de responsabilité et de leadership éclairé. Ces moments, souvent charnières, exigent des dirigeants qu’ils transcendent leurs limites personnelles et qu’ils incarnent, dans leurs actes, la promesse d’un avenir meilleur. Pourtant, à observer la gouvernance du général Abdourahamane Tiani au Niger, force est de constater que cette exigence semble reléguée au rang d’utopie. Face à des défis systémiques d’une ampleur inédite – insécurité chronique, crise alimentaire persistante, paupérisation galopante – le Niger ne peut se permettre le luxe de l’amateurisme ou de la complaisance. Pourtant, que propose le général Tiani à son peuple meurtri ? Des discours creux, une rhétorique accusatoire à l’encontre d’ennemis souvent imaginaires, et un repli sur une gouvernance autoritaire dénuée de toute vision structurante. Le dirigeant, plutôt que de catalyser les forces vives de son pays vers un sursa...