Général Abdourahamane Tiani : l’ombre d’un pouvoir défaillant
Depuis votre accession au pouvoir par les armes, le Niger s’enlise dans un marasme dont vous portez l’entière responsabilité. À chaque intervention, vous vous drapez dans un discours creux et belliqueux, refusant de regarder en face vos échecs flagrants. Mais jusqu’à quand les Nigériens supporteront-ils cette mascarade indigne ?
En 17 mois de pouvoir autocratique, vous avez démontré une incapacité totale à répondre aux défis fondamentaux du pays. Qu’avez-vous fait pour lutter contre l’insécurité qui gangrène le Niger ? Rien, si ce n’est vous retrancher à Niamey, bien à l’abri, loin des zones sinistrées. Tillabéry, Diffa, Maradi, Agadez, Tahoua… Ces régions subissent quotidiennement le poids des attaques terroristes, des déplacements forcés et des catastrophes naturelles, sans qu’aucune réponse tangible ne leur soit apportée.
Votre gouvernance est une insulte au courage et à la résilience du peuple nigérien. Vous prétendez incarner un panafricanisme souverainiste, mais vos actes trahissent une déconnexion totale des réalités. Votre stratégie ? Construire un ennemi fictif, qu’il soit extérieur ou intérieur, pour détourner l’attention de vos insuffisances. Mais le peuple nigérien ne sera pas dupe éternellement.
Vous vous accrochez au pouvoir comme un naufragé à une épave, accusant tour à tour la France, le Bénin ou encore des Nigériens exilés. Mais où sont vos solutions ? Où sont vos réponses face à la famine, à l’insécurité, et à la misère qui accablent vos concitoyens ? Gouverner, c’est être responsable. Or, vous n’êtes qu’un général spectateur, incapable d’agir et prompt à fuir vos devoirs.
Les Nigériens méritent mieux qu’un homme obsédé par son confort et ses privilèges. Ils méritent des dirigeants élus, porteurs d’une vision claire, capables de redonner au Niger sa grandeur et sa dignité.
Quittez le pouvoir, général. L’histoire jugera votre incompétence et votre arrogance. Ne soyez pas le symbole de cette dérive où les armées deviennent des fossoyeurs de démocratie. Trop, c’est trop.

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